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fefe dobson fiction fanfiction enfer

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Date de création : 14.09.2019
Dernière mise à jour : 22.02.2026
190 articles


Chapitre 14 : Voyages à travers l'inconnu et la mémoire

Publié le 01/08/2025 à 12:45 par fictionscifihorror Tags : fiction fanfiction

S14-Affiche

s14ep1-Casting_1

Freddie Highmore "Nathan"
Mayer Ramouki "Dr Kiraoum"
Chapitre 1 : Reflets de l'Inconnu
 
Après avoir quitté Rebecca, Mayer rentre chez lui. La nuit est tombée, et il est encore hanté par la photo avec Rebecca et cette silhouette mystérieuse qui s'est incrustée avec eux
sur la photo. 
 
Mayer s’installe dans le silence de son appartement, alors que sa petite amie Inès dort paisiblement dans leur chambre, un peu plus loin au fond du couloir. La fatigue pesant lourdement sur ses épaules. La pièce est plongée dans l’obscurité, seule la lumière douce de la lune filtre par la fenêtre. Il se sent à la fois épuisé, vidé, et à l’affût d’un dernier fil pour saisir ce qui lui échappe.
 
Il reprend son téléphone, pour observer à nouveau la photo avec cette silhouette translucide, blanche, floue, presque éthérée. Il la scrute, cherchant une explication rationnelle, mais tout est flou et mystérieux.
 
Alors qu’il zoome pour mieux voir.
 
Mayer (murmuant) : Ce n’est qu’un reflet... ou rien... peut-être un simple hasard.
 
Il se lève pour s’approcher de la fenêtre. Il regarde dehors, il ne voit rien d’anormal : la rue est calme, vide, silencieuse.
 
Il passe la main sur la vitre. Son souffle s’accroche quand il voit, sur la surface brillante, un reflet fugace comme une ombre qui passe rapidement.
 
Il se penche, approchant son visage de la vitre. Son propre reflet lui fait face, mais, au moment où il regarde dans ses yeux, une petite zone dans le reflet semble se mouvoir, comme si une présence invisible s’approchait derrière lui.
 
Il se retourne brusquement. La pièce est vide. Juste le souffle de la nuit, et cette sensation étrange qui ne le quitte pas.
 
Mayer (à voix haute, tremblant) : C’est impossible... Ce n’est qu’une illusion. C’est juste mon imagination.
 
Il fixe une dernière fois la vitre, son cœur battant la chamade. La nuit lui offre encore ses mystères, et il sent qu’il ne pourra pas tout expliquer, pas cette fois.
 

Chapitre 2 : L’entretien entre Mayer et Nathan

 
Le lendemain soir, dans un café de New York, Mayer se tient face à Nathan. Sur l’écran de son téléphone, la photo saisie lors de sa dernière avec Rebecca, et la silhouette translucide capturée. 
Il tend l’appareil à Nathan, qui le prend avec un regard calme, un peu pensif.
 
Mayer : Regarde ça. La photo que j’ai prise hier soir, juste après avoir quitté Rebecca. Je ne peux pas m’empêcher de penser… qu’il y avait quelque chose avec nous. Tu vois cette silhouette ?
 
Nathan la regarde, lentement, plissant légèrement les yeux.
 
Nathan : C’est… difficile à dire. Pour moi, c’est surtout le reflet d’un flash, ou une tache sur la vitre. Tu veux y voir autre chose, peut-être ? Une énigme que tu souhaites résoudre.
 
Mayer pose le pouce sur son menton, réfléchissant. Son visage, habituellement fermé, laisse transparaître une intensité calme, presque scorpionienne dans sa profondeur. Son regard perçoit tout, même ce qui n’est pas dit.
 
Mayer : Je ne cherche pas forcément une explication rationnelle. Mais tu sais, mon cerveau a tendance à chercher des patterns, des liens, même là où il n’y en a pas. Je peux analyser cette image à l’infini, mais ce qui me frappe, c’est cette sensation… qu’il y a quelque chose de plus, quelque chose que je ne peux pas tout à fait saisir avec la logique seule.
 
Nathan reste silencieux, observant Mayer avec une patience tranquille.
 
Nathan : Tu es peut-être en train de te lancer dans un nouveau défi, Mayer. Tu as toujours été un esprit brillant, mais parfois, tu te perds dans tes propres labyrinthes. 
 
Mayer (avec un léger sourire, un peu ironique) : Et tu penses que je cherche à résoudre un mystère parce que je suis simplement curieux ? Non, Nathan. Ce qui me dérange, c’est cette sensation… que cette silhouette, cette présence, n’est pas qu’un reflet, ou une erreur d’interprétation. Je ne suis pas du genre à croire au hasard, surtout pas avec ce genre de synchronicités.
 
Nathan lève un sourcil, se redressant légèrement, mais reste posé.
 
Nathan : Tu sais, Mayer, la plupart des gens cherchent des défis parce qu’ils ont besoin de se sentir vivants. Peut-être que tu fais pareil, mais à ta façon… en te confrontant à des énigmes qui n’ont pas de réponse logique.
 
Mayer fixe son ami, un sourire mêlé de défi et de mélancolie.
 
Mayer : Mon esprit n’est pas du genre à se laisser berner par des illusions. Mais quelque chose me dit que cette image, cette silhouette… ce n’était peut-être pas qu’un reflet.
 
Nathan le regarde, un peu étonné par cette confession. Un silence s’installe, chargé de sens.
 
Nathan : Tu as ton intuition, Mayer. Mais moi, je préfère me fier à ce que mes yeux peuvent prouver. Tant que tu ne verras pas quelque chose de tangible, je resterai sceptique.
 
Il tend la main, posant une main rassurante sur l’épaule de Mayer.
 
Nathan : Mais si ça peut te rassurer, je te soutiendrai. Même si je pense que c’est peut-être juste ton cerveau qui joue avec toi, cette fois.
 
Mayer le regarde, un regard qui mêle admiration et doute profond, puis il range le téléphone.
 
Mayer : Je ne cherche pas à te faire changer d’avis, Nathan. Juste… à comprendre si cette silhouette est un message, ou si c’est mon esprit qui essaie de me faire croire à quelque chose
 
Nathan, avec un sourire tranquille, se redresse.
 
Nathan : Et si tu découvrais que tu cherches surtout à te prouver quelque chose à toi-même, Mayer ?
 
Les deux amis se regardent, conscients que cette discussion n’a pas trouvé de réponse, mais qu’elle a ouvert une nouvelle porte dans la quête de Mayer. La nuit continue d’étirer ses ombres, et le mystère persiste.
 

Chapitre 3 : L’échange approfondi entre Mayer et Nathan

 
Nathan : Tu sais, Mayer, je peux comprendre que cette photo te trouble. Mais je te pose une question : qu’est-ce qui, au fond, te pousse autant à chercher des réponses dans tout ça ? Quel est ce vide que tu essaies de combler ?
 
Mayer hésite. Son regard se perd dans le vide, puis, lentement, il commence à parler, comme s’il dénouait un nœud intérieur.
 
Mayer : Tu sais, je crois que je suis quelqu’un qui a toujours eu besoin de stimulation, de défi. Depuis l’enfance, j’ai cherché à faire vibrer ma vie, à toucher du doigt quelque chose qui me dépasse, qui me pousse à me dépasser. J’ai cette soif d’intensité, cette envie de comprendre ce qui se cache derrière les surfaces. En arrivant en Amérique, j’espérais que tout serait différent. Que ce nouveau départ me permettrait de me confronter à des défis plus grands, plus riches, que ma vie aurait enfin du mouvement.
 
Il marque une pause, ses yeux s’assombrissant.
 
Mayer : Mais… je ne peux pas nier que depuis que je suis ici, c’est comme si tout s’était étiré en surface. Je n’ai décroché aucun rôle. Pas une seule opportunité dans le cinéma, la télévision, la publicité. Rien. Alors qu’au Maroc, même avec des petits rôles, j’avais déjà commencé à faire mes preuves. Je pensais qu’en venant ici, je pourrais enfin me révéler, qu’on me remarquerait pour ce que je suis vraiment. Mais c’est comme si je tournais en rond, comme si je n’étais qu’un fantôme dans cette nouvelle vie. Je ressens cette frustration, cette sensation… que tout cet effort, toute cette ambition, ne me mène nulle part.
 
Il regarde Nathan avec une intensité qu’on ne lui connaît pas d’habitude.
 
Mayer : Je crois que ce que je cherche, c’est cette reconnaissance, cette validation que je n’ai pas vraiment eue. Pas au Maroc, pas ici. Je voulais que cette vie nouvelle me donne enfin ce sentiment d’être vivant, d’être vu… et, au final, je me rends compte que je suis toujours aussi vide.
 
Nathan le regarde en silence, puis, doucement, il pose une main rassurante sur l’épaule de Mayer.
 
Nathan : Tu sais, Mayer, parfois, la recherche de cette reconnaissance, ou de cette stimulation, c’est aussi une façon de fuir quelque chose en soi. Tu as toujours été brillant, mais peut-être que cette soif de défi, cette quête de validation, cache une peur, ou un besoin d’être accepté, tout simplement.
 
Mayer (avec un sourire amer) : Je n’ai jamais décroché un rôle ici. Je ne suis rien pour eux. Pourtant, au Maroc, je faisais des petits rôles, mais on me voyait. Je pouvais exister à travers mon travail, même si ce n’était pas grand-chose. J’avais espéré que venir ici, où tout est censé être “plus grand”, plus compétitif, m’aiderait à me dépasser… mais je me rends compte que la réussite ne dépend pas seulement du lieu ou des défis extérieurs. C’est comme si je cherchais toujours quelque chose à externaliser, pour oublier que le vrai défi, c’est moi, ici, dans ma tête, dans mon cœur.
 
Il se passe un instant d’intense silence. Mayer regarde Nathan, dont le regard, à la fois fier et bienveillant, lui renvoie cette vérité qu’il ne veut pas toujours admettre.
 
Mayer : Peut-être que tout ça, c’est aussi une façon de ne pas affronter ce vide… et que, paradoxalement, je le nourris en cherchant à le combler à l’extérieur.
 
Nathan le regarde avec douceur, puis lâche, d’une voix posée :
 
Nathan : Tu as toujours été un homme de défi, Mayer. Mais peut-être que celui-là, le plus dur, il est en toi. T’as besoin de t’accepter, pas seulement de prouver que tu peux faire tout ce que tu veux. Et si, au lieu de chercher à “gagner” quelque chose à l’extérieur, tu essayais de comprendre ce qui te manque vraiment ?
 
Mayer reste pensif. Son regard s’attarde sur la photo, sur cette silhouette mystérieuse, puis sur cette vérité qu’il commence à entendre en lui.
 
La nuit continue de s’étirer dans leur silence partagé, laissant planer cette question : que cherche réellement Mayer, et si cette quête de défi n’était qu’une façon de fuir ce qu’il refuse d’affronter en lui-même ?
 
Chapitre 4 : La quête intérieure
Plus tard, le jeune psychiatre, plongé dans ses pensées, le regard fixe sur la silhouette sur la photo. La voix de Nathan, douce mais ferme, résonne encore en lui. Il sait que cette conversation a creusé une fissure, une faiblesse qu’il ne peut plus ignorer.
 
Il repense à sa vie au Maroc, à ces petits rôles, à cette reconnaissance même limitée, mais sincère. À cette sensation qu’il maîtrisait alors ce qu’il était. Mais ici, il s’est lancé dans une quête qui, jusqu’à présent, n’a rien donné. Tout ce qu’il voulait, c’était prouver sa valeur, se sentir exister dans ce nouveau monde.
 
Mais aujourd’hui, cette obsession, cette recherche de défi à tout prix, lui paraît vide. Plus que jamais, il sent cette urgence intérieure, cette nécessité de se reconnecter avec lui-même.
 
Mayer (à voix haute, pour lui-même) : J’ai couru après des ombres… pour fuir ce qui me fait peur. Peut-être que je suis en train de tout perdre parce que je ne veux pas affronter cette réalité : que je ne suis pas encore prêt à accepter qui je suis, vraiment.
 
Il se lève, décide de sortir. La nuit dehors est calme, presque apaisante. Il marche sans but précis, ses pas le menant vers un vieux parc où il aime s’isoler quand la solitude devient trop lourde.
 
Arrivé là, il s’assoit sur un banc, en regardant le ciel étoilé. La silhouette dans la photo lui revient en mémoire. Il se demande si cette présence, si cette ombre, n’est pas une projection de ses propres peurs, ou peut-être une partie de lui qu’il refuse d’écouter.
 
Il sort son téléphone, regarde la photo une dernière fois, puis ferme les yeux, laissant la brise nocturne caresser son visage.
 
Mayer (en silence, comme une prière) : Si tu peux m’entendre, si tu as un message, je suis prêt à écouter. Pas pour prouver quoi que ce soit. Juste pour comprendre… ce que je cherche vraiment.
 
Il ouvre les yeux. Lorsqu’il regarde à nouveau la photo, il voit, dans l’ombre floue, une forme qui semblait se déployer comme une invitation à ne pas fuir, à faire face à cette part obscure en lui. Le regard de Mayer se durcit, mais cette fois, il n’est plus dans la fuite. Il est prêt à accueillir la vérité.
 
Il se lève doucement, décidé, et fait un pas vers sa propre introspection.
 
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EPISODE 2

Ahren Stringer "Antonio"
Fka Twigs "Rebecca"
Ghost "Aaron"
Mayer Ramouki "Dr Kiraoum"
Chapitre 5 : L’apparition
 
Ses pensées tourbillonnaient encore, quand soudain, une brise glaciale traversa l’air, comme une respiration venant de nulle part. La lumière de la lune semblait vaciller, comme si elle peinait à éclairer ce qui allait venir.
 
Et là, devant lui, se matérialisa une silhouette translucide, d’une pâleur d’ivoire, qui prit forme dans un halo de brume légère. Sa figure, à la fois humaine et irréelle, fixa Mayer d’un regard chargé de douleur, de colère et de supplication.
 
Aaron (télépathiquement, dans sa tête) : Dr Kiraoum, je suis Aaron, le mari de Rebecca… Je sais que vous pouvez m’entendre, même ici, dehors. Vous êtes la seule personne à pouvoir faire quelque chose. Je suis là parce que je n’ai pas pu partir, parce que ma voix n’a pas été entendue. Je suis là parce que je veux que vous compreniez…
 
Mayer sentit comme une décharge électrique dans son cerveau, un mélange de colère, de tristesse, et d’un besoin irrépressible de justice. La silhouette semblait vibrer, comme si chaque mot, chaque émotion, se projetait dans l’atmosphère.
 
Mayer (Le cœur battant, presque en apnée) : M. Lévy ? C’est… vous ? Je ne peux pas croire ce que je vois… ou ce que je ressens…
 
La voix d'Aaron résonne dans sa tête, douce mais puissante.
 
Aaron : Je suis là, mais je ne peux pas rester longtemps. Mon temps est compté. Je suis venu vous voir parce que je sais que vous pouvez m’aider. J’ai vécu dans l’ombre, dans un enfer que personne ne voulait voir. Maltraité, humilié, abusé… ignoré par la justice, tout comme ceux que je voulais défendre.
 
Sa voix se brise, pleine de douleur.
 
Aaron : Je n’ai pas obtenu réparation. Je suis mort avec cette rage, cette injustice qui me ronge encore… Et je ne peux pas monter au paradis avec cette rancune. J’ai besoin que vous m’aidiez Dr.
Je sais que vous êtes capable de parler avec votre frère jumeau, même à distance. 
 
Il y eut un silence lourd, comme si Aaron cherchait ses mots, ou voulait faire passer un message plus profond.
 
Aaron : Je suis resté ici, dans cette limbe parce que je ne peux pas partir tant que cette injustice n’est pas réparée. Je vous en supplie, aidez-moi à faire entendre ma voix, à faire éclater la vérité… pour que j’obtienne enfin la paix.
 
Sa silhouette vacille, comme un feu d’artifice qui sursaute dans le ciel noir.
 
Aaron : Vous pouvez m’aider à me venger, à faire payer ceux qui m’ont brisé.
 
Le vent s’engouffra, emportant ses mots comme autant de lambeaux de douleur. Mayer sentit ses mains trembler, son corps tout entier en proie à une émotion déchirante, entre compassion, colère et un inexplicable besoin de justice.
 
Mayer (Les larmes aux yeux, la voix tremblante) : Je… je ne peux pas changer le passé, M. Lévy. Mais je peux vous écoutez… je peux essayer de comprendre ce que vous avez vécu. Je suis… hypersensible, vous savez. Je ressens tout si intensément. Mais je ne peux pas vous aider à vous venger. Je ne suis pas là pour ça. Je veux simplement que vous soyez libéré, que vous trouviez la paix…
 
Il s’interrompt, la gorge serrée.
 
Mayer : Je vous promets d’essayer, mais… je ne sais pas si je peux faire plus.
 
Un silence pesant, où l’air semblait chargé de ses paroles non dites. La silhouette d’Aaron vacilla encore, comme si un dernier souffle d’émotion le quittait.
 
Aaron (dans un dernier souffle, voix pleine de douleur) : Ce n’est pas seulement la vengeance… C’est la justice. La seule chose que je voulais, c’était qu’on m’écoute. Qu’on m’entende… Je ne veux plus errer dans cette obscurité. Ne me laissez pas seul dans cette nuit éternelle.
 
Et soudain, la silhouette d’Aaron se dissipa dans une brume légère, laissant Mayer seul, haletant, tremblant, face à une vérité douloureuse qu’il ne pourra oublier.
 
Chapitre 6 : Réaction intérieure et décision de Mayer
 
Pendant un instant, Mayer resta figé, le regard perdu dans la nuit étoilée, incapable de bouger. Son cœur battait à tout rompre, non pas par peur, mais par une sorte de choc : il venait de faire face à une réalité qu’il ne comprenait pas, une vérité qui dépassait tout ce qu’il aurait pu imaginer. La silhouette d’Aaron s’était dissipée dans un souffle, mais la présence de cette douleur, de cette injustice, restait gravée en lui comme une marque indélébile.
 
Il sentit ses muscles se tendre, ses pensées se déchaîner. Son esprit, si aiguisé, tentait de rationaliser, d’analyser. Mais cette nuit-là, il comprenait que certains phénomènes échappent à toute logique, à toute science. Et il devait accepter cette limite, tout en étant profondément troublé par la puissance de cette expérience.
 
Mayer (dans un silence intérieur, à voix basse, presque un murmure) : Ce que j’ai vu… ce que j’ai ressenti… ce n’est pas qu’une hallucination. Ce n’est pas simplement mon imagination. Aaron a vécu, il a souffert, et il est là, dans cet entre-deux, parce qu’il n’a pas trouvé la paix. Parce que justice n’a pas été faite. Et moi, face à ça, je ne peux pas rester insensible.
 
Il passa la main sur son visage, comme pour chasser ses propres doutes, ses incertitudes. Son esprit analytique, si puissant, savait que cette expérience pouvait aussi être une projection de ses propres blessures, de sa sensibilité exacerbée. Mais il y avait aussi cette vérité indéniable : une force invisible, une présence qui lui parlait, qui le sollicitait.
 
Mayer (à voix haute, déterminé) : Je ne peux pas ignorer ça. Je ne peux pas faire comme si je n’avais rien vu, rien ressenti. La science, la logique… tout ça ne suffit pas ici. Il faut que je fasse quelque chose. Pas pour lui, pas pour la vengeance… mais parce que je suis peut-être la seule personne capable d’entendre sa voix, de faire en sorte que son cri ne soit pas resté sans réponse.
 
Il ferma les yeux, respirant profondément. La nuit poursuivait sa lente marche, mais lui, il venait de faire le premier pas vers une nouvelle compréhension de son rôle, de ses dons, et de ses limites.
 
Mayer (en lui-même, avec une voix ferme, mais douce) : Je vais commencer par écouter. Même si ça me dépasse, même si ça me met face à ma propre vulnérabilité. Parce que, au fond, ce que je veux, c’est donner un sens à tout ça. Pas pour moi, mais pour eux. Pour Aaron. Pour tous ceux qui ont été brisés et qui attendent qu’on leur rende justice…
 
Il ouvrit les yeux, fixant le ciel nocturne. La silhouette d’Aaron, cette douleur infinie, lui avait laissé une empreinte indélébile. Il se sentit, pour la première fois, véritablement responsable. Son regard, habituellement si posé, brillait d’une intensité nouvelle.
 
Mayer, en faisant ce pas intérieur, se disait qu’il ne pouvait plus continuer à ignorer l’invisible. Sa prochaine étape serait de tenter d’établir un lien plus direct, peut-être à travers ses capacités, pour comprendre ce que Aaron voulait lui transmettre, et comment lui, en tant que psychiatre et sensible, pouvait aider cette âme à retrouver la paix.
 
Il se leva lentement, regardant une dernière fois le ciel. La nuit n’était plus tout à fait la même. Elle portait désormais en elle le message d’un homme qui avait tout perdu, mais qui refusait de se taire.
 
Chapitre 7 : Échos du Passé
 
Le vieux garage perché sur le bitume désert, à l’heure où le soleil commence à se coucher, projette une lumière orangée sur des voitures en attente de nettoyage ou de réparation. Rebecca entre, sa silhouette élancée, un peu distante mais sûre d’elle. Antonio, appuyé contre l’établi, lève la tête, un sourire moqueur dans les yeux. L’atmosphère est chargée d’un passé doux-amer, d’un amour non dit.
 
Antonio (avec un sourire en coin, taquin) : Rebecca ? Qu’est-ce que tu fais là ? Tu n’es plus à l’asile ? Et je ne crois pas que nous ayons rendez-vous. J’attends une cliente, mais si tu veux, je peux te faire un devis pour une séance d’entretien aussi.
 
Rebecca (d’un ton calme, mais avec une pointe d’ironie froide) : Je suis Mme Lacorne donc nous avons rendez-vous.
 
Antonio (rictus amusé, s’approchant lentement) : Très bien, alors, commençons.
 
Il la regarde d’un air joueur, un défi dans le regard, comme si chaque mot était un pas vers un terrain qu’il connaît déjà trop bien. La tension monte, comme une étincelle prête à tout embraser.
 
Rebecca (avec un sourire en coin, son regard perçant) : Tu ne travailles plus en tant que barman ?
 
Antonio (souriant, un ton moqueur) : Tu vois que tu n’as pas tout oublié. La mémoire, c’est comme un vieux moteur, il faut parfois le remettre en marche.
 
Rebecca (plus posée, mais avec une pointe de sarcasme) : Je ne me souviens plus de tout ce que j’ai vécu. Juste des séquences, comme des films défilant dans ma tête. Je suis arrivée à reconstituer quelques épisodes, épisode par épisode.
 
Antonio (souriant, un peu taquin) : C’est cool, ça. Tu devrais faire un remake alors. Peut-être qu’on pourrait jouer des rôles, non ?
 
Il s’avance, son regard s’attardant sur ses yeux, comme s’il voulait raviver une flamme ancienne.
 
Rebecca (soupirant, presque en se parlant à elle-même) : Alors, qu’est-ce qui t’a amené ici, à gérer ce garage ? Tes rêves d’autrefois, ou la seule chose qui te reste ?
 
Antonio (regard défiant, un sourire en coin) : Tu sais que ce que je fais, c’est ma passion. Tout comme toi, à l’époque. Tu te rappelles ? Notre histoire, nos plans, tout ce qu’on avait construit…
 
Rebecca : Tu as été viré ?
 
Antonio : Comme tu l'avais prédis, certains humains ont semé le chao à la boîte de nuit où je travaillais, en consommant ta boisson révolutionnaire de jus de mangoustes, donc j'ai été viré
 
Rebecca : Navrée
 
Antonio : Ce n'est pas grave, je suis parvenu à ouvrir ce garage à mon nom. Désormais, ne compte plus sur moi pour faire parti de tes business illicites. Et si tu créais une boisson pour eux ? Pour les rendre soumis, idiots, bienveillants… Peut-être une boisson à base de jus de chien, pour les soumettre…
 
Rebecca (souriant, mais avec une pointe de sarcasme) : Ce n’était pas mon but de faire d’eux nos marionnettes. Mon plan, c’était qu’ils repartent sur leur planète d'origine Nibiru, qu’ils voient qu’on ne se laisse pas faire, qu’on souhaite vivre en paix entre nous, sans eux. Mais tu sais comment ils sont, avec leur technologie. Ils peuvent facilement prendre l'apparence de n'importe qui… Je pensais qu'il suffisait d'hériter des lunettes noires du film "They Live" de John Carpenter pour les distinguer des humains, mais en réalité, ces serpents disposent d'une technologie avancée, probablement d'origine extraterrestre
 
Elle s’approche d’un pas, ses yeux brillant d’une détermination froide.
 
Antonio : Je ne vais pas te faire de grands discours. La vérité, c’est que ton parfum me manque encore.
 
Une veine de sincérité perce dans sa voix, un sourire triste mais sincère, comme un vieux refrain qu’on n’oublie jamais.
 
Rebecca (fronçant légèrement les sourcils, puis détournant le regard) : Ce n’est pas une question de parfum. C’est que, malgré tout, il y a une sorte d’attirance, une alchimie, une tension qui ne veut toujours pas mourir.
 
Antonio (s’approchant, presque chuchotant) : Tu crois qu’on peut tout laisser derrière ? La passion, nos erreurs, ce qu’on a été ?
 
Elle le regarda, le cœur battant, comme si chaque mot pouvait raviver un feu qu’elle croyait éteint.
 
Rebecca (avec un sourire triste, mais sincère) : Je n’ai pas oublié. Et je ne peux pas nier ce que je ressens. Même si tout ça est devenu un souvenir. Nous nous sommes mariée, Antonio. Puis, il y a eu...Aaron, et......il est…. mort… 
 
Antonio : Et tu souhaitais partir avec lui
 
Rebecca : …
 
Il se rapprocha encore, leurs regards se croisèrent, comme deux échos d’un passé éblouissant, teintés de regrets et de désir. Le silence se fit, lourd, chargé de souvenirs et de promesses non tenues, comme si le garage lui-même retenait son souffle, témoin d’un amour qui n’a jamais vraiment disparu. Elle tend la main, comme pour toucher ce passé qu’elle ne veut pas abandonner. Antonio, à son tour, frôle ses doigts, un frisson parcourant leur peau. Chaque respiration chargée d’un mélange de désir, de douleur, et d’un amour qu’ils ont tous deux cru enterré. Le garage, témoin de leur histoire, semble retenir son souffle, prêt à tout voir renaître ou s’effondrer.
 
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EPISODE 3
 
Ahren Stringer "Antonio"
Fka Twigs "Rebecca"
Chapitre 8 : Récits de Passé et Illusions de Présent
 
Rebecca, après une pause, inspire profondément, ses yeux plongés dans une sorte de vide intérieur.
 
Rebecca : Je voulais savoir… j’ai eu des visions, des rêves. Je ne sais pas si c’est mon imagination ou quelque chose de réel. Peut-être que je devrais tout laisser tomber… mais je sens qu’il faut que je comprenne.
 
Antonio l’observe, l’air à la fois curieux et inquiet, cherchant ses mots.
 
Antonio : Tu crois que ces visions viennent de ton passé ? Parce qu’avant, c’était plutôt dans le futur, non ? Et puis, tout s’est arrêté…
 
Rebecca : Non, c’est autre chose. C’est comme si… je récupérais des bribes de souvenirs, des images qui me reviennent sans que je sache d’où elles sortent.
 
Un silence lourd s’installe. 
 
Antonio : Tu crois que tout ça… n’est qu’une illusion ?
 
Rebecca : Peut-être. 
 
Elle le regarde, résolue, puis, avec une pointe de tristesse :
 
Rebecca : Elles viennent du passé. 
 
Elle fixe Antonio avec intensité.
 
Rebecca : Antonio, je dois te demander… tu n’as pas poussé Mayer à venir me séduire, hein ?
 
Antonio, surpris, baisse un instant le regard, hésite.
 
Antonio : Pourquoi tu penses ça ?
 
Rebecca : J’ai remarqué, dès le lendemain de ton passage à l’hôpital, qu’il avait changé. Il cherchait à attirer mon attention, à se faire remarquer. Avant, il était réservé, distant. Et là… c’était comme s’il voulait se rapprocher de moi.
 
Il baisse la tête, visiblement gêné, puis répond d’une voix calme :
 
Antonio : Peut-être qu’il voulait simplement t’aider, ou qu’il a été influencé par la situation.
 
Rebecca : Mais pourquoi ce changement soudain ? Et surtout… pourquoi ça m’étonne autant ? C’est comme si quelqu’un lui avait donné pour mission de venir vers moi. J’ai le sentiment qu’il y a quelqu’un derrière tout ça, qui a manipulé les choses pendant mon internement.
 
Elle s’approche, le regard chargé de défi.
 
Rebecca : Je veux savoir si tu as encouragé Mayer, d’une façon ou d’une autre, à venir me voir. je ne pouvais m’empêcher de penser que tout ça n’était pas innocent. Qu’il y avait quelqu’un qui a tiré les ficelles, quelque part.
 
Elle reste figée, déterminée.
 
Rebecca : J’ai besoin de savoir si tu as joué un rôle dans tout ça ? Ou si c’est juste une coïncidence ?
 
Le silence s’étire, lourd de non-dits, comme si chaque mot pesait une éternité.
 
...
 
Antonio, après un silence pesant, fixant Rebecca d’un regard ferme, finit par rompre le silence.
 
Antonio : C’est moi qui ai poussé Mayer à venir te voir.
 
Rebecca, abasourdie, le regarde, incrédule. Il reprend d’une voix calme, mais avec cette lueur de conviction dans le regard :
 
Antonio : Je pensais qu’après ce que tu as vécu, la meilleure façon de guérir d’un deuil, c’était de laisser une autre personne entrer dans ta vie, sans pour autant l'oublier… Mais sans que ce soit quelque chose de forcé.
 
Rebecca : Tu penses vraiment que c'est aussi simple ? Tu n'as aucune idée de ce que je ressens ! Ne viens pas me donner des leçons sur le deuil. Je ne suis pas prête à passer à autre chose, et je ne vais pas laisser quelqu'un d'autre s'immiscer dans ma douleur. Alors, garde tes conseils pour toi !
 
Il marque une pause, cherchant ses mots.
 
Antonio : Mayer, il me faisait penser à Aaron. Son côté intellectuel, cette rigidité, cette perfection… Il avait le profil parfait pour toi. Son profil, son regard, tout ce qu’il dégageait… c’était comme une réplique de ce que tu voulais retrouver.
 
Rebecca, immobile, le regard dur, n’arrive pas à croire ce qu’elle entend.
 
Rebecca : Tu ne peux pas… Tu ne peux pas avoir fait ça. Il y a des choses qu’on ne contrôle pas, Antonio. L’amour, la vie… ça ne devrait jamais être manipulé, surtout pas par toi.
 
Elle recule légèrement, le cœur serré, puis, d’un ton glacé :
 
Rebecca : Je croyais que tout ce que je ressentais avec Mayer, c’était une complicité, une petite connexion. Juste une petite histoire, quelques baisers volés, comme une échappée belle, un moment de répit. Mais tout ça, c’était...faux. Je n’aurais jamais dû y céder. J'étais sa patiente, lui, était mon psychiatre et il avait une petite amie.
 
Antonio, fronçant les sourcils, tente de se justifier.
 
Antonio : Tu n’as pas été forcée. Tu n’avais pas le couteau sous la gorge. Tu as été consentante, même si ça n’a duré que le temps de ton internement. Tu n’as pas à te sentir coupable.
 
Furieuse, elle lui mit une gifle puissante, ses yeux roulant de colère.
 
Rebecca : Ne t’avise pas de dire une chose pareille ! Tu n’avais pas à intervenir. Même si tout ça n’a duré que quelques semaines, ça n’a rien été de naturel. Tu n’avais pas à manipuler ma vie comme ça.
 
Elle se redresse, le regard brûlant.
 
Rebecca : Tu n’aurais jamais dû t’immiscer dans ce qui ne te regarde pas.
 
Il la regarde, surpris, puis, d’un ton un peu amer :
 
Antonio : Tu crois que je voulais te faire du mal ? Que je voulais influencer ton cœur ? Peut-être que je voulais simplement que tu te souviennes que tu n’es pas seule, que tu peux encore aimer…
 
Rebecca : Non. Tu voulais juste jouer avec mes sentiments, comme si tout cela était une partie de ton jeu. Tu n’as aucune idée de ce que c’est que de perdre quelqu’un… tu ne peux pas comprendre.
 
Le visage trempé de colère, elle s’éloigne.
 
Rebecca : Tu n’as pas le droit de juger ce que j’ai vécu. Tu n’avais pas à intervenir. Tout ça n’a été qu’une erreur, et je ne veux plus entendre parler de toi ou de Mayer.
 
Le visage crispé, elle se dirige vers la sortie du garage, la porte entrouverte. La lumière du crépuscule joue sur ses traits, et un soupçon de défi dans la voix :
 
Rebecca : Tu n’avais pas à craindre que je m’initie dans ta vie amoureuse....
 
Antonio l’observe, son regard oscillant entre la surprise et la nervosité.
 
Rebecca : Peut-être que c’est pour ça que tu as voulu que Mayer et moi on se rapproche… pour empêcher que je retente ma chance avec toi, après tout ce qu’on a été.
 
Elle s’arrête, le regard chargé d’une vérité non dite.
 
Rebecca : Si c’était ton plan, Antonio… alors, tu n’as jamais vraiment cru qu’on pourrait être encore quelque chose.
 
Elle tourne les talons, laissant planer une tension lourde. Antonio reste figé, comme s’il réalisait que leur histoire pourrait ne jamais reprendre vie, après la perte de son mari.
 
Rebecca glisse la main vers la poignée, prête à partir. Antonio la regarde, un regard qui en dit long, mais sans un mot.
 
Il reste silencieux un instant, puis, d’une voix douce, presque effacée :
 
Antonio : Tu as toujours été dans mon cœur, même quand tout semblait s’éloigner. 
 
Elle le fixe, le souffle léger, hésitante. Il reprend, plus bas, comme un soupir :
 
Antonio : J’espère que, pour toi aussi, l’amour finira par revenir...
 
Un léger sourire, triste, s’efface sur ses lèvres.
 
Antonio : Si tu n’avais pas tant idéalisé Aaron, si tu ne l' avais pas choisi, lui… peut-être que tout aurait été différent.
 
Elle ne répond pas, son regard chargé de pensées muettes. La porte se referme doucement, laissant derrière elle un souffle d’air, une promesse fragile, flottant dans l’atmosphère chargée de non-dits.
 
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Ashley Benson "Milla"
Ahren Stringer "Antonio"
Bill Kaulitz
Mayer Ramouki "Dr Kiraoum"
 
Chapitre 9 : Ombres du passé : L'épreuve de la confiance
Alors qu’Antonio s’affairait derrière la cuisinière, concentré sur la préparation du dîner, ses deux jeunes enfants s’amusaient dans le salon, insouciants, happés par leur univers de jeux vidéo. La maison vibrait de cette ambiance chaleureuse, où la stabilité et la routine semblaient régner en maîtres. Antonio, affichait une patience tranquille, mais aussi une détermination tenace, reflet de cette ambition silencieuse qui le pousse à toujours donner le meilleur pour sa famille.
De son côté, Milla rentra du travail, le visage marqué par la fatigue mais illuminée par l’amour qu’elle portait à ses enfants. Elle embrassa chaleureusement ses petits, puis se dirigea vers son petit ami, un sourire aux lèvres. Mais en s’approchant, elle observa une marque rouge sur la joue d'Antonio, une marque qui tranchait avec la douceur de ses traits.
 
Milla : Bonsoir, bébé. Mais qu’est-ce qui t’est arrivé ? C'est quoi, cette marque rouge ?
 
Antonio, tentant de minimiser, esquiva son regard, un peu gêné.
 
Antonio : Oh, rien, c’est juste le contraste des températures, rien de grave.
 
Elle fronça les sourcils, ses yeux scrutant la marque avec insistance.
 
Milla : Tu es sûre ? Juste cette joue ?
 
Elle tenta doucement de toucher la zone, mais il recula légèrement, comme pour esquiver la question.
 
Milla : C’est quoi cette marque ? Une blessure ? Une trace de coup ?
 
Antonio, avec un ton un peu plus ferme mais calme. 
 
Antonio : Laisse tomber, ce n’est rien. Va mettre la table, on se détend.
 
Mais Milla, insatisfaite, ne pouvait s’empêcher de ressentir une inquiétude grandissante.
 
Milla : Tu sais, j’ai l’impression que cette marque ne vient pas d’un coup de froid… Pourquoi, toujours des femmes qui commentent le profil de ton entreprise ? Tu ne crois pas qu’il faudrait clarifier certaines choses ?
 
Antonio, un soupir, sa voix devenant plus réfléchie.
 
Antonio : Ce n’est rien, ce sont juste des remerciements pour le boulot, c’est normal qu’elles soient reconnaissantes… 
 
Milla, un regard fixe, un peu plus dure : 
 
Milla : Peut-être, mais tu devrais mentionner que tu es fiancé dans ton profil, pour éviter tout malentendu. Et surtout, qu’elles arrêtent de t’appeler par ton prénom, ça fait trop personnel.
 
Une tension subtile s’installe, entre la stabilité rassurante d’Antonio et le regard vigilant de Milla qui n’accepte pas les ambiguïtés. La scène, à la fois ordinaire et chargée de sous-entendus, révèle les complexités d’un amour où la confiance vacille face à l’invisible.
 
Antonio sentit cette remarque comme une piqûre silencieuse, un écho de ses propres doutes qu’il tentait d’étouffer. Son regard, habituellement posé avec sérieux sur ses responsabilités, se fit plus vague, comme s’il cherchait ses mots dans une réflexion profonde. 
 
Il prit une profonde inspiration, son visage durci par la responsabilité et la frustration. La marque sur sa joue, loin d’être un simple incident, cette zone d’ombre qu’il refusait de nommer mais qui menaçait de tout faire s’écrouler.
 
Antonio : Il ne s’agit que d’un malentendu, rien de plus. Je ne veux pas que tu doutes de moi, Milla.
 
Elle croisa les bras, ses yeux brillants d’une lueur de lionne fière et déterminée.
 
Milla : Je ne doute pas de toi… Pas encore. Mais si tu veux qu’on avance, il faut qu’on se fasse confiance. Que ce qui est privé reste privé. Et si tu as quelque chose à me dire, ne le cache pas derrière des excuses bidons.
 
Un silence s’installa, chargé de non-dits, jusqu’à ce qu’Antonio rompe la barrière.
 
Antonio : Je comprends. Je vais faire attention. Je ne veux pas perdre ce que nous avons construit, Milla. Je t’aime, et je ne laisserai personne ou rien venir tout gâcher.
 
Elle le regarda avec une intensité féline, mêlant douceur et défi. La lumière douce de la pièce dansait sur leurs visages, mais derrière leurs expressions se dessinaient déjà les premiers frissons d’une épreuve à venir. La loyauté, la discipline, et la fierté de Milla allaient devoir s’allier pour affronter cette ombre qui menaçait leur bonheur.
 
Alors que le repas se poursuivait dans une ambiance entrecoupée de regards furtifs et de pensées dissimulées, la maison semblait retenir son souffle. La stabilité qu’Antonio incarnait, était mise à rude épreuve par la flamme ardente de Milla, qui ne reculait devant rien pour défendre son amour.
 
Et dans cette nuit naissante, chacun savait que le véritable défi ne faisait que commencer : celui de faire face à leurs passions, leurs insécurités, et à cette vérité profonde que, parfois, la plus grande force réside dans la confiance mutuelle, même quand le soleil de leur amour est un peu voilé par les ombres du passé.
Chapitre 10 : Les Liens Invisibles
Hôpital psychiatrique – Salle commune, fin d’après-midi
 
Le soleil d’automne filtrait à travers les grandes fenêtres, projetant des rayons dorés sur les murs austères. Mayer s’approcha doucement, évitant les regards des autres patients, et entra dans la salle où Bill était confortablement installé, entouré d’un petit groupe, concentré sur une partie de dominos. La scène était presque banale, mais la tension dans l’air était palpable.
 
Bill, au bout d’un moment, se redressa et le regarda avec cette expression à la fois amusée et méfiante :
 
Bill : Je vous rappelle, Monsieur le jeune psychiatre, que ce n’est pas moi votre patient. Alors, si vous voulez me parler, il faudrait attendre que je termine ma partie.
 
Mayer fronça légèrement les sourcils, déterminé à faire entendre sa voix.
 
Mayer : C’est important, M. Kaulitz. Juste quelques minutes.
 
Bill haussa les épaules, prit son temps, puis se leva, lui faisant signe de le suivre. Ils montèrent l’escalier qui menait à une petite salle où ils pourraient parler tranquillement, autour d’un café. La pièce était modeste, mais il y régnait une atmosphère de confidences et de secrets.
 
Ils s’assirent face à face, un silence gênant s’installa.
 
Mayer : M. Kaulitz, je voulais vous poser une question à propos de votre lien avec votre frère jumeau, Tom.
 
Bill fronça les sourcils, surpris.
 
Bill : Pardon ? Vous voulez parler de quoi, exactement ?
 
Mayer : J'ai moi-même un frère jumeau. Je me demandais simplement quel genre de lien vous entretenez, vous et Tom. Est-ce qu’il y a quelque chose d’exceptionnel entre vous ?
 
Bill le regarda, un peu déconcerté, puis une lueur d’émotion traversa ses yeux.
 
Bill : Tom et moi, on a toujours été très proches. Même avec nos différences… Quand Tokio Hotel était au sommet, on parlait souvent de cette connexion si forte qu’on ressentait, comme une sorte d’intuition. Mais, vous savez, depuis que Google a décidé d’effacer une partie de notre histoire, c’est comme si tout ça n’avait jamais existé. Comme si on voulait nous faire disparaître, comme si on voulait qu’on ne soit plus qu’un souvenir évaporé.
 
Il marqua une pause, sa voix tremblante.
 
Bill : Si l’un de nous, un jour, va mal… on le ressent. Comme une douleur qui vient de l’intérieur, une sensation physique. Si Tom souffre, je le sais, même à distance. Est-ce que vous ressentez ça avec votre frère ?
 
Mayer hésita, cherchant ses mots.
 
Mayer : Pas exactement. Notre lien est différent, plus mental, peut-être. Mais ce n’est pas aussi précis ou aussi tangible que ce que vous décrivez.
 
Bill secoua la tête, comme pour chasser une idée.
 
Bill : Moi, je ne pourrais pas vivre sans lui. La distance, ça me détruirait. La séparation me semble impossible. Peut-être parce que nous sommes liés par quelque chose que la science ne peut pas expliquer.
 
Mayer le regarda intensément, puis prit une profonde inspiration.
 
Mayer : Zach et moi, nous avons un lien plus mystérieux encore. Une forme de communication mentale, télépathique, si vous voulez. On peut échanger sans mots, à distance, comme si nos pensées se tapaient dans le mille.
 
Bill ouvrit grands les yeux, curieux.
 
Bill : Vraiment ? Vous pensez qu’on pourrait apprendre ça, moi et Tom ? Peut-être qu’on pourrait parler sans parler, ressentir ce que l’autre pense, même à des kilomètres ?
 
Mayer haussa les épaules, un soupir las.
 
Mayer : Je ne sais pas. Ce don, il est là depuis toujours. On ne l’a pas cherché, il nous a trouvés. Peut-être que quelqu’un pourrait vous aider à le maîtriser, à l’utiliser… ou peut-être pas. C’est difficile à dire.
 
Bill pencha la tête, son regard s’assombrissant.
 
Mayer : depuis la mort du mari de Rebecca… est-ce que son esprit vous a déjà montré qu’il était là ? Qu’il essayait de communiquer ?
 
Bill : Non, mais je ne serais pas étonné qu'il la tourmente toujours.
 
Mayer hésita un instant, son regard se perdant dans le vide.
 
Mayer : Je ne peux rien confirmer. Ce genre de choses, ça dépasse la science, la logique. Je ne peux vous dire si c’est une manifestation réelle ou une projection de nos peurs.
 
Bill croisa les bras.
 
Bill : Aaron était croyant, mais… je doute qu’il ait pu trouver la paix. Son esprit doit être encore tourmenté. Rebecca ne supporte pas que son nom soit prononcé, elle ne désire plus parler de lui.
 
Mayer se leva aussi, un peu abasourdi. La compréhension de l’invisible, de ces liens mystérieux, venait de s’approfondir. Il savait que son prochain pas serait de tenter d’établir un contact, une communication plus directe. Peut-être avec l’aide de ses capacités, peut-être en apprenant à écouter une âme en peine.
 
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EPISODE 5
 
Mayer Ramouki "Dr Kiraoum"
Yseult "Romane"
Chapitre 11 : L'ombre des esprits
 
Mayer avançait dans le couloir, ses pas résonnant doucement sur le sol froid. Son regard était grave, inquiet, quand soudain il sentit une présence derrière lui. Il se retourna brusquement, mais ne vit rien. Pourtant, il avait la sensation d’être observé.
 
Ses sens en alerte, il pénétra dans la salle de consultation, où Romane, sa patiente, semblait presque invisible, dissimulée derrière un mur de silence. Son regard s’était posé sur eux, elle les avait écouté discrètement.
 
Une colère sourde monta en lui. Il savait instinctivement qu’elle avait espionné leur conversation, qu’elle s’était glissée dans l’ombre, comme une ombre elle-même.
 
Mayer : Romane ! 
 
Siffla-t-il, la voix tremblante de mélange d’énervement et de surprise. 
 
Mayer : Qu’est-ce que tu fais là ?
 
Elle sortit de sa cachette, les yeux brillants, comme si elle venait de voir un fantôme.
 
Romane : Je t’ai entendu. Vous parliez de ces choses-là, mais… c’est dangereux. Très dangereux, Mayer.
 
Il fit un pas vers elle, ses yeux noirs comme la nuit.
 
Mayer : Tu n'as pas à t'immiscer dans ça, Romane. C’est une question de respect. La vie privée, même ici.
 
Elle haussa les épaules, un air résolument sérieux, presque grave.
 
Romane : Non, ce n’est pas seulement ça. Je crois que vous jouez avec le feu. Ces histoires de fantômes, de télépathie… vous ne savez pas à quoi vous vous attaquez. Ce n’est pas une simple curiosité. Tu sais, que je suis originaire du Nigeria, tu sais. Là-bas, on connaît ces choses. Mon arrière grand-mère… elle était une grande sorcière.
 
Le fait de prononcer ce mot semblait faire vibrer l’air entre eux, comme si ses mots avaient déterré un souffle ancestral.
 
Romane : Elle a transmis tout son savoir à ma famille. Elle disait que certains esprits ne doivent pas être réveillés sans précaution. Sinon, ils déchaînent des forces qu’on ne peut plus contenir.
 
Mayer la fixa, son regard s’attardant sur la tension dans ses doigts, comme si elle tenait une vérité ancienne.
 
Mayer : Je comprends ce que tu racontes, Romane. Le Maroc, a aussi ses légendes, ses rites. La sorcellerie, la magie… ce ne sont pas des choses à prendre à la légère. Mais ici, la science, la psychologie… ce sont nos outils. Et je peux t'assurer que certains phénomènes que tu décris, je les ai rencontrés, je les ai étudiés, avec sérieux.
 
Elle le regarda, défiant, ses yeux noirs brillants de passion.
 
Romane : Peut-être, mais pour moi, tout ça, ce n’est pas qu’une croyance ou une superstition. C’est un héritage. Et je sais que certains esprits peuvent tourner à la possession ou au chaos si on ne les maîtrise pas. Je suis née là-bas, je sais ce que je dis. 
 
Il s’approcha, son ton devenant plus calme mais ferme.
 
Mayer : Romane, je ne minimise pas la puissance de ces forces. Mais je crois aussi que tout peut être compris. Mon lien avec mon frère, par exemple. Ce n’est pas une manipulation démoniaque, c’est un don, une capacité que nous avons depuis la naissance. Un lien qui dépasse la logique, oui, mais pas maléfique.
 
Elle le regarda fixement, puis, dans un souffle, elle dit :
 
Romane : J’espère que tu ne pousseras pas cette histoire plus loin. Parce que jouer avec ces choses-là, c’est comme ouvrir une porte qu’on n’est pas capables de refermer.
 
Mayer plissa les yeux, un instant envahi par une lueur de compréhension. Elle ne parlait pas seulement d’eux, mais de tous ces esprits, de ces forces anciennes que certaines cultures respectaient, craignaient, ou évitaient à tout prix.
 
Il répondit, plus doucement :
 
Mayer : Je comprends. Mais ici, dans ce monde moderne, nous devons faire la différence entre la croyance et la réalité. Je ne prétends pas tout maîtriser, mais je crois que ce que je ressens ou ce que j’expérimente, ce n’est pas une folie ou une supercherie. Le lien que j’ai avec mon frère, c’est un don. Et je ne suis pas le seul à en faire l’expérience.
 
Elle le dévisagea, un dernier regard chargé de défi.
 
Romane : Parfois, ce qu’on pense être un don, c’est une porte vers quelque chose qu’on ne peut plus contrôler. Dis-moi, est-ce qu’une entité te tourmente en ce moment ?
 
Mayer hésita, puis lui confia que ce n’était pas une simple présence.
 
Mayer : C'est le défunt mari de Rebecca
 
Romane, sceptique, le questionna.
 
Romane : Tu es sûre que c’est lui ? Et pas une autre entité qui se fait passer pour lui ?
 
Il hocha la tête, confiant : 
 
Mayer : Il semblerait que oui. 
 
Romane : Mais il pourrait aussi s’agir d’une présence indésirable. Un esprit qui refuse de partir, qui erre dans cette dimension entre la vie et la mort. 
 
Mayer : Un suicide n’est jamais innocent. Il laisse souvent des âmes en peine, des liens non coupés, qui restent piégés, hantant les vivants.
 
Romane acquiesça.
 
Romane : Je connais quelqu’un au Nigeria, un passeur d’âmes. Il pourrait aider Aaron, ou cette entité, à passer de l’autre côté. Mais il faut agir vite. Si cette présence persiste, elle risque de devenir plus qu’un simple spectre.
 
Elle posa une main sur l’épaule de Mayer, son regard chargé d’urgence.
 
Romane : Et Rebecca, il faut la contacter. Elle doit peut-être pleurer en silence. Cela n’est pas sans conséquences. Si cette chose ne veut pas la quitter