Antonio : Tu as toujours été dans mon cœur, même quand tout semblait s’éloigner.
Antonio : J’espère que, pour toi aussi, l’amour finira par revenir...
Antonio : Si tu n’avais pas tant idéalisé Aaron, si tu ne l' avais pas choisi, lui… peut-être que tout aurait été différent.
Ashley Benson "Milla"
Ahren Stringer "Antonio"
Bill Kaulitz
Mayer Ramouki "Dr Kiraoum"
Chapitre 9 : Ombres du passé : L'épreuve de la confiance
Alors qu’Antonio s’affairait derrière la cuisinière, concentré sur la préparation du dîner, ses deux jeunes enfants s’amusaient dans le salon, insouciants, happés par leur univers de jeux vidéo. La maison vibrait de cette ambiance chaleureuse, où la stabilité et la routine semblaient régner en maîtres. Antonio, affichait une patience tranquille, mais aussi une détermination tenace, reflet de cette ambition silencieuse qui le pousse à toujours donner le meilleur pour sa famille.
De son côté, Milla rentra du travail, le visage marqué par la fatigue mais illuminée par l’amour qu’elle portait à ses enfants. Elle embrassa chaleureusement ses petits, puis se dirigea vers son petit ami, un sourire aux lèvres. Mais en s’approchant, elle observa une marque rouge sur la joue d'Antonio, une marque qui tranchait avec la douceur de ses traits.
Milla : Bonsoir, bébé. Mais qu’est-ce qui t’est arrivé ? C'est quoi, cette marque rouge ?
Antonio, tentant de minimiser, esquiva son regard, un peu gêné.
Antonio : Oh, rien, c’est juste le contraste des températures, rien de grave.
Elle fronça les sourcils, ses yeux scrutant la marque avec insistance.
Milla : Tu es sûre ? Juste cette joue ?
Elle tenta doucement de toucher la zone, mais il recula légèrement, comme pour esquiver la question.
Milla : C’est quoi cette marque ? Une blessure ? Une trace de coup ?
Antonio, avec un ton un peu plus ferme mais calme.
Antonio : Laisse tomber, ce n’est rien. Va mettre la table, on se détend.
Mais Milla, insatisfaite, ne pouvait s’empêcher de ressentir une inquiétude grandissante.
Milla : Tu sais, j’ai l’impression que cette marque ne vient pas d’un coup de froid… Pourquoi, toujours des femmes qui commentent le profil de ton entreprise ? Tu ne crois pas qu’il faudrait clarifier certaines choses ?
Antonio, un soupir, sa voix devenant plus réfléchie.
Antonio : Ce n’est rien, ce sont juste des remerciements pour le boulot, c’est normal qu’elles soient reconnaissantes…
Milla, un regard fixe, un peu plus dure :
Milla : Peut-être, mais tu devrais mentionner que tu es fiancé dans ton profil, pour éviter tout malentendu. Et surtout, qu’elles arrêtent de t’appeler par ton prénom, ça fait trop personnel.
Une tension subtile s’installe, entre la stabilité rassurante d’Antonio et le regard vigilant de Milla qui n’accepte pas les ambiguïtés. La scène, à la fois ordinaire et chargée de sous-entendus, révèle les complexités d’un amour où la confiance vacille face à l’invisible.
Antonio sentit cette remarque comme une piqûre silencieuse, un écho de ses propres doutes qu’il tentait d’étouffer. Son regard, habituellement posé avec sérieux sur ses responsabilités, se fit plus vague, comme s’il cherchait ses mots dans une réflexion profonde.
Il prit une profonde inspiration, son visage durci par la responsabilité et la frustration. La marque sur sa joue, loin d’être un simple incident, cette zone d’ombre qu’il refusait de nommer mais qui menaçait de tout faire s’écrouler.
Antonio : Il ne s’agit que d’un malentendu, rien de plus. Je ne veux pas que tu doutes de moi, Milla.
Elle croisa les bras, ses yeux brillants d’une lueur de lionne fière et déterminée.
Milla : Je ne doute pas de toi… Pas encore. Mais si tu veux qu’on avance, il faut qu’on se fasse confiance. Que ce qui est privé reste privé. Et si tu as quelque chose à me dire, ne le cache pas derrière des excuses bidons.
Un silence s’installa, chargé de non-dits, jusqu’à ce qu’Antonio rompe la barrière.
Antonio : Je comprends. Je vais faire attention. Je ne veux pas perdre ce que nous avons construit, Milla. Je t’aime, et je ne laisserai personne ou rien venir tout gâcher.
Elle le regarda avec une intensité féline, mêlant douceur et défi. La lumière douce de la pièce dansait sur leurs visages, mais derrière leurs expressions se dessinaient déjà les premiers frissons d’une épreuve à venir. La loyauté, la discipline, et la fierté de Milla allaient devoir s’allier pour affronter cette ombre qui menaçait leur bonheur.
Alors que le repas se poursuivait dans une ambiance entrecoupée de regards furtifs et de pensées dissimulées, la maison semblait retenir son souffle. La stabilité qu’Antonio incarnait, était mise à rude épreuve par la flamme ardente de Milla, qui ne reculait devant rien pour défendre son amour.
Et dans cette nuit naissante, chacun savait que le véritable défi ne faisait que commencer : celui de faire face à leurs passions, leurs insécurités, et à cette vérité profonde que, parfois, la plus grande force réside dans la confiance mutuelle, même quand le soleil de leur amour est un peu voilé par les ombres du passé.
Chapitre 10 : Les Liens Invisibles Hôpital psychiatrique – Salle commune, fin d’après-midi
Le soleil d’automne filtrait à travers les grandes fenêtres, projetant des rayons dorés sur les murs austères. Mayer s’approcha doucement, évitant les regards des autres patients, et entra dans la salle où Bill était confortablement installé, entouré d’un petit groupe, concentré sur une partie de dominos. La scène était presque banale, mais la tension dans l’air était palpable.
Bill, au bout d’un moment, se redressa et le regarda avec cette expression à la fois amusée et méfiante :
Bill : Je vous rappelle, Monsieur le jeune psychiatre, que ce n’est pas moi votre patient. Alors, si vous voulez me parler, il faudrait attendre que je termine ma partie.
Mayer fronça légèrement les sourcils, déterminé à faire entendre sa voix.
Mayer : C’est important, M. Kaulitz. Juste quelques minutes.
Bill haussa les épaules, prit son temps, puis se leva, lui faisant signe de le suivre. Ils montèrent l’escalier qui menait à une petite salle où ils pourraient parler tranquillement, autour d’un café. La pièce était modeste, mais il y régnait une atmosphère de confidences et de secrets.
Ils s’assirent face à face, un silence gênant s’installa.
Mayer : M. Kaulitz, je voulais vous poser une question à propos de votre lien avec votre frère jumeau, Tom.
Bill fronça les sourcils, surpris.
Bill : Pardon ? Vous voulez parler de quoi, exactement ?
Mayer : J'ai moi-même un frère jumeau. Je me demandais simplement quel genre de lien vous entretenez, vous et Tom. Est-ce qu’il y a quelque chose d’exceptionnel entre vous ?
Bill le regarda, un peu déconcerté, puis une lueur d’émotion traversa ses yeux.
Bill : Tom et moi, on a toujours été très proches. Même avec nos différences… Quand Tokio Hotel était au sommet, on parlait souvent de cette connexion si forte qu’on ressentait, comme une sorte d’intuition. Mais, vous savez, depuis que Google a décidé d’effacer une partie de notre histoire, c’est comme si tout ça n’avait jamais existé. Comme si on voulait nous faire disparaître, comme si on voulait qu’on ne soit plus qu’un souvenir évaporé.
Il marqua une pause, sa voix tremblante.
Bill : Si l’un de nous, un jour, va mal… on le ressent. Comme une douleur qui vient de l’intérieur, une sensation physique. Si Tom souffre, je le sais, même à distance. Est-ce que vous ressentez ça avec votre frère ?
Mayer hésita, cherchant ses mots.
Mayer : Pas exactement. Notre lien est différent, plus mental, peut-être. Mais ce n’est pas aussi précis ou aussi tangible que ce que vous décrivez.
Bill secoua la tête, comme pour chasser une idée.
Bill : Moi, je ne pourrais pas vivre sans lui. La distance, ça me détruirait. La séparation me semble impossible. Peut-être parce que nous sommes liés par quelque chose que la science ne peut pas expliquer.
Mayer le regarda intensément, puis prit une profonde inspiration.
Mayer : Zach et moi, nous avons un lien plus mystérieux encore. Une forme de communication mentale, télépathique, si vous voulez. On peut échanger sans mots, à distance, comme si nos pensées se tapaient dans le mille.
Bill ouvrit grands les yeux, curieux.
Bill : Vraiment ? Vous pensez qu’on pourrait apprendre ça, moi et Tom ? Peut-être qu’on pourrait parler sans parler, ressentir ce que l’autre pense, même à des kilomètres ?
Mayer haussa les épaules, un soupir las.
Mayer : Je ne sais pas. Ce don, il est là depuis toujours. On ne l’a pas cherché, il nous a trouvés. Peut-être que quelqu’un pourrait vous aider à le maîtriser, à l’utiliser… ou peut-être pas. C’est difficile à dire.
Bill pencha la tête, son regard s’assombrissant.
Mayer : depuis la mort du mari de Rebecca… est-ce que son esprit vous a déjà montré qu’il était là ? Qu’il essayait de communiquer ?
Bill : Non, mais je ne serais pas étonné qu'il la tourmente toujours.
Mayer hésita un instant, son regard se perdant dans le vide.
Mayer : Je ne peux rien confirmer. Ce genre de choses, ça dépasse la science, la logique. Je ne peux vous dire si c’est une manifestation réelle ou une projection de nos peurs.
Bill croisa les bras.
Bill : Aaron était croyant, mais… je doute qu’il ait pu trouver la paix. Son esprit doit être encore tourmenté. Rebecca ne supporte pas que son nom soit prononcé, elle ne désire plus parler de lui.
Mayer se leva aussi, un peu abasourdi. La compréhension de l’invisible, de ces liens mystérieux, venait de s’approfondir. Il savait que son prochain pas serait de tenter d’établir un contact, une communication plus directe. Peut-être avec l’aide de ses capacités, peut-être en apprenant à écouter une âme en peine.

EPISODE 5
Mayer Ramouki "Dr Kiraoum"
Yseult "Romane"
Chapitre 11 : L'ombre des esprits
Mayer avançait dans le couloir, ses pas résonnant doucement sur le sol froid. Son regard était grave, inquiet, quand soudain il sentit une présence derrière lui. Il se retourna brusquement, mais ne vit rien. Pourtant, il avait la sensation d’être observé.
Ses sens en alerte, il pénétra dans la salle de consultation, où Romane, sa patiente, semblait presque invisible, dissimulée derrière un mur de silence. Son regard s’était posé sur eux, elle les avait écouté discrètement.
Une colère sourde monta en lui. Il savait instinctivement qu’elle avait espionné leur conversation, qu’elle s’était glissée dans l’ombre, comme une ombre elle-même.
Mayer : Romane !
Siffla-t-il, la voix tremblante de mélange d’énervement et de surprise.
Mayer : Qu’est-ce que tu fais là ?
Elle sortit de sa cachette, les yeux brillants, comme si elle venait de voir un fantôme.
Romane : Je t’ai entendu. Vous parliez de ces choses-là, mais… c’est dangereux. Très dangereux, Mayer.
Il fit un pas vers elle, ses yeux noirs comme la nuit.
Mayer : Tu n'as pas à t'immiscer dans ça, Romane. C’est une question de respect. La vie privée, même ici.
Elle haussa les épaules, un air résolument sérieux, presque grave.
Romane : Non, ce n’est pas seulement ça. Je crois que vous jouez avec le feu. Ces histoires de fantômes, de télépathie… vous ne savez pas à quoi vous vous attaquez. Ce n’est pas une simple curiosité. Tu sais, que je suis originaire du Nigeria, tu sais. Là-bas, on connaît ces choses. Mon arrière grand-mère… elle était une grande sorcière.
Le fait de prononcer ce mot semblait faire vibrer l’air entre eux, comme si ses mots avaient déterré un souffle ancestral.
Romane : Elle a transmis tout son savoir à ma famille. Elle disait que certains esprits ne doivent pas être réveillés sans précaution. Sinon, ils déchaînent des forces qu’on ne peut plus contenir.
Mayer la fixa, son regard s’attardant sur la tension dans ses doigts, comme si elle tenait une vérité ancienne.
Mayer : Je comprends ce que tu racontes, Romane. Le Maroc, a aussi ses légendes, ses rites. La sorcellerie, la magie… ce ne sont pas des choses à prendre à la légère. Mais ici, la science, la psychologie… ce sont nos outils. Et je peux t'assurer que certains phénomènes que tu décris, je les ai rencontrés, je les ai étudiés, avec sérieux.
Elle le regarda, défiant, ses yeux noirs brillants de passion.
Romane : Peut-être, mais pour moi, tout ça, ce n’est pas qu’une croyance ou une superstition. C’est un héritage. Et je sais que certains esprits peuvent tourner à la possession ou au chaos si on ne les maîtrise pas. Je suis née là-bas, je sais ce que je dis.
Il s’approcha, son ton devenant plus calme mais ferme.
Mayer : Romane, je ne minimise pas la puissance de ces forces. Mais je crois aussi que tout peut être compris. Mon lien avec mon frère, par exemple. Ce n’est pas une manipulation démoniaque, c’est un don, une capacité que nous avons depuis la naissance. Un lien qui dépasse la logique, oui, mais pas maléfique.
Elle le regarda fixement, puis, dans un souffle, elle dit :
Romane : J’espère que tu ne pousseras pas cette histoire plus loin. Parce que jouer avec ces choses-là, c’est comme ouvrir une porte qu’on n’est pas capables de refermer.
Mayer plissa les yeux, un instant envahi par une lueur de compréhension. Elle ne parlait pas seulement d’eux, mais de tous ces esprits, de ces forces anciennes que certaines cultures respectaient, craignaient, ou évitaient à tout prix.
Il répondit, plus doucement :
Mayer : Je comprends. Mais ici, dans ce monde moderne, nous devons faire la différence entre la croyance et la réalité. Je ne prétends pas tout maîtriser, mais je crois que ce que je ressens ou ce que j’expérimente, ce n’est pas une folie ou une supercherie. Le lien que j’ai avec mon frère, c’est un don. Et je ne suis pas le seul à en faire l’expérience.
Elle le dévisagea, un dernier regard chargé de défi.
Romane : Parfois, ce qu’on pense être un don, c’est une porte vers quelque chose qu’on ne peut plus contrôler. Dis-moi, est-ce qu’une entité te tourmente en ce moment ?
Mayer hésita, puis lui confia que ce n’était pas une simple présence.
Mayer : C'est le défunt mari de Rebecca
Romane, sceptique, le questionna.
Romane : Tu es sûre que c’est lui ? Et pas une autre entité qui se fait passer pour lui ?
Il hocha la tête, confiant :
Mayer : Il semblerait que oui.
Romane : Mais il pourrait aussi s’agir d’une présence indésirable. Un esprit qui refuse de partir, qui erre dans cette dimension entre la vie et la mort.
Mayer : Un suicide n’est jamais innocent. Il laisse souvent des âmes en peine, des liens non coupés, qui restent piégés, hantant les vivants.
Romane acquiesça.
Romane : Je connais quelqu’un au Nigeria, un passeur d’âmes. Il pourrait aider Aaron, ou cette entité, à passer de l’autre côté. Mais il faut agir vite. Si cette présence persiste, elle risque de devenir plus qu’un simple spectre.
Elle posa une main sur l’épaule de Mayer, son regard chargé d’urgence.
Romane : Et Rebecca, il faut la contacter. Elle doit peut-être pleurer en silence. Cela n’est pas sans conséquences. Si cette chose ne veut pas la quitter